mardi 6 juin 2023

2023-06-05 - Porto

Une fois n'est pas coutume, aujourd'hui nous allons naviguer... sur un fleuve : le Douro.

Nous embarquons à 8h locale sur le "Pirata Azul" de la compagnie Barcadouro pour la remontée du Douro vers Pinhao 120 km plus loin. A bord, et vu l'heure matinale, on nous sert un petit déjeuner dès les amarres larguées. Nous avons la chance d'être tout à l'avant du bateau et avons la meilleure vue possible sur le fleuve.
 
Nous passons sous cinq des six ponts de Porto (dont un deuxième pont fait par Eiffel) et longeons les berges verdoyantes du fleuve. Le sixième nous l'avons passé à pied en nous rendant à l'embarcadère.
Le pont Louis 1 construit par un disciple d'Eiffel.
Entre jambes de ponts, à noter que le 3ieme pont est une dentelle de fer....

Be Happy ne serait pas passé en dessous (la mat culmine à 14,5m).
Nous remarquons qu'autant en mer, il n'y a quasi pas de signalisation, ici il y a une marque tous les 100 mètres !
N'essayez pas de passer entre la rouge et la verte, la rouge est à la dérive...
Admirer la forme des balises vertes où le cône sert de col à une hypothétique bouteille de porto.
 Pour info, les bouées sont rouges et cylindriques à gauche en remontant la rivière et coniques et vertes à droite.
Nous devons passer trois écluses et le paysage change à chaque barrage franchi.
La première partie est très verdoyante et les courbes du fleuve sont larges. Il y a encore beaucoup d'activité et nous croisons plusieurs villages.
Tout le long du fleuve un mélange d'ancien et de moderne.
Le train entre Porto et Pinhao, si je devais refaire cette balade,  je ferai l'aller en bateau et le retour en train... le retour par l'autoroute sans aucun intérêt.
Nous franchissons le premier barrage, celui de Crestuma-Lever, qui fait 14 mètres de hauteur, et j'admire le système d'amarrage (nous aurions eu cela en Ecosse, j'aurais moins souffert pour passer les écluses du canal calédonien !).
En sachant qu'il serrait à droite la balise rouge est proche.
La deuxième partie est toujours très arborée et les pentes s'élèvent plus abruptement. On commence à voir des oliviers et de temps en temps quelques vignes.

Nous arrivons vers 12h30 au barrage de Carrapatelo : c'est le premier barrage construit sur le Douro. Il a permis de réguler le fleuve pour le rendre navigable. L'écluse que nous empruntons est la plus haute d'Europe : 35 m. C'est impressionnant ! Il nous faut 20 minutes seulement pour la franchir.
On passe à gauche quand le bateau en sera sorti.
Haut, haut....
 Effacement de la porte.
Hôtel sur la rive du Douro, sympa....
Nous dégustons le fort bon déjeuner proposé par la croisière et admirons les paysages : plus nous remontons le fleuve, plus les rives deviennent arides, et nous voyons maintenant de plus en plus de vignes à flanc de collines ainsi que des oliviers. 
Nous arrivons ensuite au troisième barrage, le Barragem da Réga (en portugais dans le texte). Les terrasses s'étendent sur les flancs des collines autour de nous et nous constatons l'aridité de cette terre qui produit néanmoins un très bon vin.
La bonne terre se fait très rare.
Nous perdons quelques passagers à l'escale de Réga, et nous continuons vers Pinhao, but de notre croisière. Nous laissons le bateau et allons prendre un bus qui nous ramènera au point de départ après un arrêt chez un viticulteur où nous goûtons au Moscatel (qui ressemble fort à du Muscat).
Champ de vigne à vin de Porto.
Foudre de vin de Porto.
Le bus nous conduit ensuite à Porto, où nous arrivons vers 20h15 (locale) et nous rejoignons notre bord à pied (pour éliminer les calories emmagasinées lors des dégustations).
Lancer du bout sur le bollard.

 



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