lundi 24 juin 2024

2024-06-21-22-23 - Neyland - Roscoff

18 heures vendredi 21 soir, nous quittons notre emplacement de port de Neyland un peu difficilement à cause du vent qui nous pousse vers le ponton et nous dirigeons vers la sortie du Milford Haven sous la pluie et le vent.

Nous croisons en route un énorme bateau tiré et poussé par des remorqueurs : un devant ''marchant'' à reculons - deux sur les côtés pour contrer le vent et un en arrière (qui bat arrière !) pour le ralentir. Impressionnant et jolie symphonie !

Convoi important ... Ne pas déranger....

Nous atteignons la mer qui est bien agitée et piquons en direction du sud et de la France.

D'après le routage, c'est le meilleur créneau pour éviter les molles (pas de vent) de dimanche entre le sud de l'Angleterre et le Nord de la France. La nuit se passe bien et le bateau avance tant bien que mal dans une houle croisée. Le vent souffle entre 17 et 20 nœuds de trois quart avant et nous avançons entre 5 et 6 nœuds avec deux ris dans la grand voile et le foc. J'ai oublié de préciser que la nuit, nous avons le gilet de sauvetage et la longe de sécurité que nous attachons sur les lignes de vie. Si on tombe à l'eau, l'autre équipier peut nous récupérer plus facilement !

Il nous a doublé par la droite.....

Au petit matin, le vent se calme et nous renvoyons de la toile pour continuer à avancer. Nous atteignons la côte de Cornouailles vers midi et demi et nous sommes contents de notre avancée même si elle n'est pas aussi rapide qu'espérée.

La côte de Cornouailles
Land's End.

Hélas, nous rencontrons un fort courant de face qui nous ralentit beaucoup et nous mettons plus de 5 heures à doubler ''Land's End'' au sud-ouest de l'Angleterre, ''Land's End'', ''Finistère'' et ''Cabo Finisterre'' trois expressions pour indiquer le bout de ''sa'' terre. Ce n'est que vers 19 heures que nous piquons vers notre destination avec un vent de force 3-4 Sud-Ouest (vent de travers au bateau) et une mer belle, c'était sympa.

A minuit, au changement de quart, le vent tombe et nous continuons au moteur en espérant qu'il se relève pour nous propulser vers la France. Hélas, il a décidé de rester au lit et c'est dans le brouillard et au moteur que nous finissons le trajet. Merci les prévisions météo !

Le croissement avec les bateaux allant ou revenant du haut de la Manche se fait à la devinette, nous savons que nous les croisons car ils apparaissent sur l'AIS (système d' identification et de positionnement des navires) mais nous ne les apercevons pas ou sous forme d'ombre.

Be Happy entouré de 4 cargos....virtuels.
Le cercle autour de Be Happy, en rouge, fait 0,5 nm de rayon.

Virtuels ou parfois fantomatiques. 

Nous croisons aussi le MSC Virtuosa de plus de 330 mètres de long, à une distance d'environ 1 mile (1852m)  sans même l'apercevoir. Nous sommes contents que l'électronique de bord fonctionne bien !

Le courant joue avec nos nerfs en retardant notre arrivée au fur et à mesure de notre progression. Je m'explique : nous avons une ETA (Estimated Time to Arrival) qui nous indique l'heure à laquelle nous atteindrons notre destination. Plus nous nous rapprochions de Roscoff, plus celle-ci retardait : à 12h, nous devions arriver vers 14h30 - puis à 13 h, nous devions arriver à 15h30 etc... 

Nous finissons par atteindre la côte toujours dans la purée de pois et nous croisons notre ferry du jour qui nous indiquait de fait la direction du port de Roscoff puisqu'il en sortait (ouf ! on est pas perdu...) .

L'Armorique

En naviguant entre les bouées et balises, nous évitons les rochers de la magnifique baie de Morlaix et nous amarrons enfin à Roscoff à 17h00.
L'arrivée à  Roscoff avec l'embarcadère pour l'île de Batz.

Nous avons parcouru 225 miles (418 km) à la moyenne de 4,8 nœuds (8,9 km/h) en 47H.

Et demain est un autre jour....





Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

2026-08-08 - Port Haliguen - Arradon

Dernier réveil à 7h ce matin, nous rentrons à la maison après un peu plus de trois semaines de navigation depuis Dunkerque. Parachutistes da...