samedi 21 janvier 2017

Vendredi 13 janvier 2017

A 1 heure du matin, gros bruits provenant de l’avant du bateau, il jetait l’ancre à Port William pour effectuer les formalités avant de quitter le Chili et pouvoir entrer en Argentine. Il en a profité pour se débarrasser du pilote qu’il avait embarqué hier au Cap Horn. Puis il a continué sa route tout doucement et est arrivé à Ushuaïa à 7 heures 00 du matin au moment où nous prenions notre petit déjeuner. Nous avons observé la manœuvre en mangeant nos tartines et envié la facilité des dites manœuvres avec les propulseurs d’étrave et de poupe.
Arrivée à Ushuaia
Accostage
L'ouest de la ville...
la partie centrale.
la partie Est...
A 8 heures 45, nous étions appelés pour faire l’excursion que nous avions réservée depuis des mois : la visite du parc national de la Terre de Feu. L’autobus nous attendait devant la coupée du bateau, avec une guide parlant français et un chauffeur. Nous étions 19 passagers plus Cédric Cabanne à effectuer cette visite. Le car a traversé la ville Ushuaïa qui comprend 70.000 habitants et s’étend aussi bien le long de la mer que sur la montagne derrière. A l’origine, le président Roja a peuplé ces contrées lointaines et vides avec des bagnards vers le milieu du 19ème siècle. Auparavant quelques amérindiens Yamanas occupaient les lieux et vivaient nus au bord du canal de Beagle. Ce sont leurs feux que Magellan a aperçus de la mer et  a donné le nom de Terre de Feu. Les indiens s’enduisaient de graisse d’otarie pour résister au froid et aux conditions locales. Il est à noter que la température moyenne l’hiver est aux alentours de 0 degrés et que le canal de Beagle ne descend pas sous les 5° l’hiver : il ne gèle jamais. L’été, la moyenne est de 10° (et nous sommes en été), mais il peut faire jusqu’à 22° au soleil et sans vent. Quand c’est le cas, tout le monde s’arrête de travailler et sort profiter du beau temps.
Canal de Beagle
Il faut également savoir qu’il pleut tous les jours et effectivement, si nous sommes partis sous le soleil du bateau, la pluie nous a rattrapé au cours de notre première halte au bord d’un très joli lac de montagne : le lac Roca. Nous avons découvert les différences entre les trois sortes de faux hêtres qui peuplent les forêts du parc. Je vous renvoie à Wikipédia pour les trouver : le lengua, le guindo et le maytenus de Magellan. Il y avait également des calafates (sorte de myrtilles) et d’autres buissons dont je ne me souviens plus du nom.








un piaf
Au fond sous la neige :le Chili
Sur ce lac, se prélassait une famille de cygnes à col noir. Notre promenade nous a conduit auprès du Lapataia, rivière qui se jette dans le canal de Beagle. 

C’est au bord de cette rivière que s’achève la route n°3 – trans américaine – qui permet de traverser toute l’Amérique de l’Alaska à la Terre de feu. Nous avons atteint le point le plus sud qui puisse l’être en voiture (dixit la guide, mais François a des doutes et pense que le Chili va plus bas). Le kilométrage de 3.079 est celui depuis Buenos Aires (point zéro des routes argentines).


Un chemin en bois très bien délimité nous conduisait au bord de la lagune où nous avons pu apercevoir une otarie qui chassait dans l’eau. C’était la foule des grands jours et l’embouteillage aux points photos. Il faut dire que sur le quai en face du MS Hambourg s’est encré un tout petit bateau le Crown Princess qui doit bien avoir 3.000 passagers (soit 10 fois plus que nous) et ça fait du monde sur les sites remarquables !


Il est là à gauche,                                          le notre est à droite.
Le car nous a conduit ensuite à en endroit où les castors ont construit un barrage. Ils ont été introduits en 1946 par des soldats qui pensaient que leur fourrure serait bonne à exploiter. Ce fut un fiasco question fourrure, mais les castors se sont plus et de 25 couples au départ, ils sont maintenant environ 200.000 et le gouvernement veut les éradiquer car ils font beaucoup de dégâts dans les forêts. Quand ils passent, ils détournent les cours d’eau et cela tue les arbres qui se trouvent inondés par les retenues. Nous en avons vu un exemple et effectivement, cela fait des dégâts.
Ravage de castors
Il y avait également un couple d’oies sauvages avec leurs petits tout duveteux profitant du temps doux et sans vent de la journée.
Maman oie et 3 oisons
Nous avons ensuite repris le car et nous sommes rentrés au bateau pour déjeuner rapidement avant d’aller en ville faire des emplettes envoyer des cartes postales qui arriveront bien après-nous. Il y a une grande rue : la rue Saint Martin qui concentre tous les magasins de la ville et la moitié sont des boutiques de souvenir.

Nous avons écrit les cartes à l’Office du Tourisme, où il y avait plusieurs français en voyage d’aventure.

De retour au bateau, nous avons attaqué les valises qui doivent être devant la porte entre 19 et 22 heures pour leur enregistrement par Lufthansa. Puis, Véronique et Jean sont venus nous chercher pour boire une coupe de champagne avec Louis et Paulette au bar à vin. Louis a également offert une tournée générale et c’est de fort bonne humeur que nous sommes allés prendre notre dernier repas à bord. Nous avons ensuite terminé les bagages, et chose étrange il semble que les valises soient moins pleines qu’à aller. C’est peut-être dû au fait que j’ai bourré mes bottes en caoutchouc avec mon linge sale ! Elles seront enlevées (les valises, pas les bottes) à 3 heures du matin pour être embarquées en direction de Roissy.
Vieux gréement au mouillage

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